La Condition Féminine

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La Condition Féminine

Message par DIEU le Lun 28 Juil - 8:11

Si la divinité tutélaire de l'Empire est la déesse Amaterasu, six des huit fondateurs de Rokugan étaient des
hommes et l'une de leurs soeurs quitta l'Empire dés ses premières décennies d'existence. Et si plusieurs familles
furent fondées par des femmes (Agasha, Asako, Doji, Matsu, Otaku, Shinjo, Shosuro, Yasuki), la majorité le
furent par des hommes et c'est également le cas de tous les clans mineurs à l'exception de celui du Mille-pattes.
Dés l'aube, l'Empire admit le concept de femmes guerrières (Shinjo, Matsu, Otaku, Doji Konishiko fille de Doji
et Tonnerre de la Grue, Shosuro…) mais par la suite, seule la famille Matsu ouvertement matriarcale perpétua
véritablement cette idée jusqu'au retour du clan de la Licorne (et notamment de la famille Otaku). Si de tous
temps il y eut des femmes en dehors de ces familles matriarcales qui embrassèrent la voie de la guerre en suivant
l'exemple des héroïnes de la Première Guerre ou de femmes illustres qui vécurent par la suite (comme Matsu
Hitomi ou l'impératrice Hantei Yogozohime), elles demeurèrent relativement rares jusqu'à une époque récente.
D'une manière générale, les femmes ne sont pas censées utiliser le même langage, les mêmes tournures de
phrases que les hommes. Même à la lecture, une lettre de femme est normalement facilement reconnaissable car
elle doit utiliser les formules de politesse et les tournures propres à son sexe. De même, nombre de femmes
mariées marchent quelques pas en retrait de leur époux dans la rue et en déférent à lui quand il est présent avant de répondre à une question ou d'entrer dans un endroit. Evidemment, il y a des variations considérables comme nous allons le voir. Notamment, les heimin sont souvent moins portés sur ces traditions que les samurai et les clans les plus formels (Lion, Grue…) sont plus attachés à ces habitudes que les autres.
Dans la caste des samurai, on peut considérer deux cas de figure en ce qui concerne les femmes :

L'épouse

Le cas le plus fréquent et le plus évident. Une épouse (ou une future épouse…) n'a pas à combattre ni à exercer
des responsabilités séculaires ou religieuses. Son rôle est de gérer le ménage et mettre au monde les héritiers du
samurai. La loi accorde à l'époux la prééminence et il peut même répudier sa femme ou la mettre à mort pour
adultère, bien que cela ne soit pas exempt de conséquences sur sa propre réputation… et ses relations avec sa
belle-famille. La tradition veut que ce soit l'épouse qui gère les finances de la maison. C'est à elle que l'on verse
le salaire du samurai, c'est elle qui engage les ouvriers qui réparent la maison, les serviteurs qui font la cuisine ou
le ménage (bien que nombre d'épouses de samurai modestes soient également contraintes de participer
discrètement à ce genre d'activités). L'argent que dépense un samurai est généralement constitué par un pécule
que lui remet sa femme. Il mène sa vie d'homme honorable et elle s'occupe du reste. Néanmoins, même si un tas
de comportements peuvent découler d'une telle situation, une épouse reste samurai. Sa parole vaut plus que celle d'un heimin. Le soutien de son ancienne famille peut lui être utile pour se défendre contre son époux (bien que l'on considère au niveau légal qu'elle fasse désormais partie de la famille et du clan de celui-ci). Elle peut
demander et obtenir le droit à une mort honorable mais dans ce cas, elle ne procédera pas au seppuku. Le suicide
honorable des femmes est le jigai, la dame se tranchant la gorge avec un poignard après s'être attaché les
chevilles pour empêcher les convulsions saccadées des jambes… le jigai est également applicable aux enfants
qui n'ont pas encore passé leur gempukku. Le poignard qu'une femme utilise dans ces circonstances est le
kaiken, une petite lame que chaque femme samurai porte normalement sur elle afin de se donner la mort si on
essaye de la déshonorer.

Enfin, une veuve peut hériter de son époux défunt et même administrer ses domaines en attendant que son fils
aîné ait passé son gempukku. La famille du défunt peut s'y opposer mais la loi et la coutume sont assez floues à
cet égard et l'on a tendance à considérer les choses au cas par cas. Un certain nombre de veuves sont parfois
obligées cependant de se retirer dans un monastère avant l'âge parce que leur famille d'adoption ne les a jamais
appréciées et possédait les appuis adéquats pour rendre la situation extrêmement inconfortable.

La notion de ménage s'étend à ce que l'époux gère officiellement s'il est seigneur ou administrateur. Ainsi, la
femme d'un daimyo a en charge l'intendance de son château et son mari peut lui demander de participer
également à la gestion des domaines dont il a la responsabilité. Par contre, l'épouse n'a pas d'autorité réelle sur le
capitaine de la garde de son mari et s'il est par exemple magistrat, elle n'acquiert pas ce statut ni ne peut donner
d'ordres à ses subordonnés.

La plupart des samurai attachés à un seigneur ou un fonctionnaire se montrent déférents envers son épouse et
acceptent d'assez bonne grâce les "suggestions" de celle-ci. Bien évidemment, il y a des femmes qui sont cantonnées à un rôle extrêmement symbolique par leurs époux et d'autres qui ont su obtenir un pouvoir réel au delà de la sphère dans laquelle elles étaient censées agir.

Dans une famille samurai aisée, l'épouse a peu de responsabilités réelles, si ce n'est gérer le budget. Elle peut
donc se livrer aux nombreuses activités considérées comme dignes de sa condition : la calligraphie, la musique,
la lecture, l'ikebana, la poésie etc… ces activités sont rarement l'occasion de démonstrations publiques mais les
épouses voisines se réunissent souvent pour comparer leurs talents et ces occasions ne sont pas dépourvues de
l'esprit de compétition que l'on observe également chez leurs maris. Certaines épouses sont parfois conviées par
leur époux à distraire des invités de quelques notes de musique ou sont considérées (à tort ou à raison) comme
assez douées pour pouvoir montrer leurs créations en public. Des activités comme la chasse, le sport, l'escrime
sont normalement peu estimées. A l'inverse, nombre d'épouses profitent de leurs promenades avec leur escorte
pour se rendre aux temples proches et procéder à des offrandes, voire participer à des concours de poésie avec
les moines ou nonnes. Certaines femmes mariées ont une réputation des plus flatteuses sous un nom de plume
qui dissimule leur identité mais la plupart ont peu d'occasions de réellement briller. La vie économique du foyer
est de fait gérée par un intendant (le plus souvent un heimin mais il peut s'agir d'un vieux samurai fidèle et
compétent) qui rend compte à la femme du seigneur des détails et la conseille en matière de décisions d'ordre
général.

Dans des familles plus modestes, les femmes samurai sont plus directement impliquées dans la gestion
quotidienne du ménage. Nombre d'entres elles savent coudre et reprisent les vêtements de leur époux. La plupart
apprennent quelques notions de cuisine ou de charpenterie assez théoriques mais qui leur permettent de
superviser les travaux des domestiques ou des artisans engagés de manière temporaire.
Dans les grandes villes, un artisanat très développé vise à produire des biens qu'une épouse de samurai pourrait
trouver intéressants. Kimono, calligraphies, tableaux décoratifs mais aussi services à thé et romans sentimentaux
ou recueils poétiques.

Les femmes de condition heimin ont tendance à être impliquée directement dans l'activité professionnelle du
mari. Elles ne font pas forcément les mêmes travaux que lui mais dans les professions manuelles elles réalisent la
plupart des taches ne requérant pas une grande force physique. Elle peignent le papier des éventails, surveillent
le feu de la forge, réparent les filets, portent les matériaux de construction, collent les pièces du mobilier et ainsi
de suite. Elles sont souvent secondées par leurs enfants. Au sein des professions ou l'on vit essentiellement du
travail des autres (négociants, usuriers) ou de nature plus intellectuelle (médecins, architectes…) l'épouse pourra
participer de plein droit à l'activité économique ou au contraire profiter de l'aisance matérielle du ménage pour
embrasser des activités qui rappellent celles des femmes samurai les plus en vues. Les épouses de caste samurai
et heimin ne se mélangent pas forcément mais elles sont souvent sensiblement plus de contacts que leurs maris
respectifs.

La samurai-ko

La samurai-ko est une femme samurai qui "fait carrière". Elle peut ou pas être mariée mais exerce de toute
manière des responsabilités pour son clan qui sortent du cadre de son foyer. Au regard de la loi, une samurai-ko
est l'équivalent d'un samurai homme et elle a les mêmes droits, obligations et prérogatives que son homologue
masculin. Cependant, sa condition de femme demeure et en dehors du champ de bataille ou de circonstances
officielles, on attend souvent d'une samurai-ko qu'elle se comporte de manière féminine : qu'elle s'habille en
femme, parle comme une femme et accorde un respect marqué aux hommes. Les filles des familles Otaku et
Matsu entres autres ont tendance à ignorer royalement ce genre d'attentes et rares sont ceux qui oseraient les
reprendre…

La majorité des samurai-ko embrassent la carrière de bushi ou de courtisane (le mot courtisane est à prendre au
sens politique à Rokugan, pas au sens sexuel…). Les shugenja et les artistes sont encore un cas à part qui est bien toléré dans l'ensemble. Le problème essentiel de la samurai-ko demeure souvent que certains milieux
ouvertement maschistes l'obligent à surenchérir et à déployer plus d'efforts qu'un homme pour qu'on la
reconnaisse comme son égal. Pour nombre d'hommes l'idée qu'ils se font d'une femme est celle d'une créature à
la sensibilité un peu bizarre et soumise à divers sentiments et émotions qui ne sont pas totalement dignes d'un
"véritable samurai". Nombre de samurai-ko et en particulier de femmes bushi font donc serment de chasteté par
exemple, afin de montrer qu'elles ne sont pas des femmes mais des guerrières et que leurs soit-disant "sentiments
féminins" n'entreront pas en conflit avec leur loyauté de samurai. On attend alors d'elles qu'elle abandonnent leur
voie et redeviennent des épouses lorsqu'elles rompent ce voeu (honorablement…), ou qu'elles acceptent les
conséquences de leurs actes si elles se montrent incapables de tenir ce serment et succombent à des élans
charnels ou affectifs. Là encore, les histoires d'amour tragiques servent à magnifier cet idéal ou à mettre l'accent
sur la difficulté de cette voie. L'évolution lente des mœurs se constate au nombre croissant de samurai-ko qui
continuent à exercer en partie ou totalement leurs responsabilités extérieures à leur rôle d'épouse une fois
mariées mais la société rokugani demeure à cet égard très hétérogène. Evidemment, la situation est sensiblement
différente parmi les Matsu ou les Otaku, deux cas ou non seulement les femmes ont un rôle dominant sur le plan
politique mais ou la tradition permet de concilier vie d'épouse et vie de bushi. Cependant, même dans ces familles, la fierté transmise par le nom d'Otaku ou de Matsu et le fait de vivre dans un empire encore
relativement machiste pousse de toute manière la plupart des femmes à se montrer très exigeantes vis-à-vis
d'elles-mêmes et de leurs filles.

Concubines, Geisha et Prostituées

Les mariages étant arrangés, nombre de samurai n'éprouvent rien pour leur conjoint, bien que maintenir les
apparence soit toujours crucial. L'adultère est très mal vu à Rokugan, tout au moins à partir du moment ou il est
connu. Il existe donc des gens à la réputation équivoque mais qui n'ont jamais pu être formellement accusés
d'adultère ou qui ont défendu par les armes et avec succès leur honneur…

Notez bien que du point de vue de la coutume, il n'y a guère de différence entre une liaison homosexuelle ou
hétérosexuelle. Cependant, on ferme plus facilement les yeux sur les liaisons homosexuelles entres "proches"
(deux amis, un maître et son élève, une dame et sa femme de chambre…) discrètes. Après tout, elles ont au
moins le "mérite" d'éviter les grossesses embarrassantes. Cependant, avoir une liaison sentimentale ou sexuelle
est toujours considéré comme une faute. On insulte à la fois la famille de son conjoint mais aussi son propre
seigneur puisque l'on montre clairement que l'on attache plus d'importance à des sentiments amoureux égoïstes
qu'au devoir qui lie le samurai à son suzerain. Même les samurai célibataires ne sont pas censés batifoler ou faire
des "rencontres sur l'oreiller" d'une manière générale.

Il existe cependant une certaine "tolérance" constituée par les Quartiers Réservés, ces endroits ou l'on se rend
pour se distraire et, entres autres, y rencontrer des geisha.
Les fameuses geisha ne sont pas strico-sensu des prostituées mais des artistes éduquées de manière à charmer et distraire les samurai par leurs bonnes manières mais aussi leurs nombreux talents musicaux, théatraux et
ludiques. Dans un autre domaine, il est aisé pour un samurai discret de se rendre dans un endroit ou une putain
pourra satisfaire ses envies et un certain nombre de samurai influents n'hésitent pas à user de leur rang pour que
certains de leurs subordonnés ou de leurs serviteurs partagent leur couche.
Courtiser une geisha est un processus très différent basé sur une sorte d'étiquette pesante qui rappelle fortement l'amour courtois occidental. Echanges de cadeaux, rencontres formelles et tentatives plus ou moins ouvertes de "faire avancer les choses" forment l'ossature de telles relations. A la longue, le samurai qui parvient à obtenir l'estime de son égérie peut gagner le droit d'être le seul à profiter de sa chaste compagnie ou (ce qui est plus fréquent) d'être le seul à pouvoir profiter de certaines faveurs…

Se rendre dans les maisons de geisha est un droit coutumier mais le faire trop souvent n'est guère souhaitable
quand on veut veiller à sa réputation. Il y a cependant des endroits ou l'on vend des paniers d'osier ou des
masques afin que les habitués puissent éviter qu'on les reconnaisse… d'une manière générale, la coutume veut
que l'on considère ce qui se passe dans les quartiers réservés comme n'ayant jamais eu lieu. Cependant, l'homme
marié qui persiste à s'y rendre régulièrement ne manquera pas de susciter les commentaires de ses voisins, voire
la réprobation de ses supérieurs. Dans ce domaine plus que dans n'importe quel autre, faire semblant de ne rien
voir est d'une importance cruciale mais faire en sorte de ne pas être vu trop souvent l'est tout autant.
Comme on l'a vu, le statut de l'homme marié est supérieur à celui de son épouse. Bien qu'il ne puisse
ouvertement l'insulter en public ou la tromper, il peut tenter de la répudier sans trop de risques. Plus exactement,
l'épouse ne peut y faire grand-chose mais son ancienne famille (ou la famille de l'époux) pourraient eux
empêcher la répudiation pour des raisons politiques si leur influence le leur permet.
L'époux peut cependant prendre une concubine officielle, alors que les amours éventuels de son épouse devront
toujours demeurer clandestins.

Nombre de geisha espèrent devenir la concubine d'un samurai influent. Bien que cela ne leur donne pas accès à
la caste samurai pour autant, les concubines vivent en effet des vies très différentes de celles des artistes des
quartiers réservés. Elles distraient les invités de leur maître, assistent son épouse et ont une vie souvent moins
dure que celle de geisha qui implique un entrainement régulier et difficile ainsi qu'une disponibilité et une
politesse exquise qui rendraient envieux bien des diplomates. Et une geisha qui a longtemps été convoitée par
nombre de samurai influents octroie souvent à celui dont elle devient la concubine un surcroît de réputation qui
suscite l'admiration jalouse de ses amis. D'une certaine manière, les samurai n'échappent jamais vraiment à la
symbolique de la guerre…

Les enfants qu'une concubine a avec son maître ne sont pas forcément ses héritiers à moins que le maître ne les
reconnaisse. Si c'est le cas, ils entreront alors dans la caste samurai à l'âge adulte bien que leur mère demeure elle une simple concubine.

Certains samurai ont une épouse et plusieurs concubines mais leur situation n'est pas la plus fréquente. Bien que
l'épouse ne puisse s'opposer à son mari, c'est elle qui tient les cordons de la bourse familiale et elle peut lui
reprocher d'entretenir des concubines qui coutent plus d'argent que son pécule personnel et grèvent les finances
du ménage. Lorsqu'un époux voit certains tableaux auquel il tient disparaître et les usuriers venir poliment saluer
son épouse, il sait qu'il doit peut-être reconsidérer certaines de ses décisions…

De même, certaines épouses peuvent compter sur l'appui de leur belle-mère qui préfère souvent voir son fils bien
marié qu'affligé d'une réputation de dévergondé… et les belles-mères rokugani sont assez souvent capable de
terroriser leurs rejetons bien plus efficacement que n'importe quel monstre de l'Outremonde.
Le droit apparemment inconditionnel d'un samurai de faire ce qu'il veut de son épouse s'accompagne donc de
certaines contraintes liées à sa situation politique et familiale personnelle.

Liaisons amoureuses

Evidemment, les samurai étant des êtres humains, les liaisons furtives éphémères ou de longue durée existent,
entres gens mariés ou pas. De même, des relations amoureuses entre individus issus de castes différentes sont
également une réalité dont on préfère détourner les yeux. Il n'y a guère que les eta qui soient "à l'abri" des lubies
sentimentales des autres castes mais cela ne les protège pas forcément des abus physiques. Bien que la chair d'un eta soit considérée comme aussi impure que son âme, les samurai peu portés sur l'honneur ou trop à la merci de leurs passions savent qu'il existe des prostitués eta dont on peut se payer les faveur pour quelques navets ou une pièce de cuivre. Ces prostitués ont d'ailleurs tendance à vite se spécialiser dans cette activité qui leur rapporte un peu plus que celle de tanneur ou de fossoyeur. Certaines familles eta qui ne parviennent pas à vendre leurs filles surnuméraires aux maison de geisha n'hésitent pas à les prostituer ouvertement et le plus tôt possible. En prenant bien garde de les chasser de leur quartier (mais en n'oubliant jamais de venir récolter leurs bénéfices…) ou de les placer à l'écart afin que la clientèle puisse avoir l'impression que la putain du moment est certes une eta mais pas aussi "impure" que ceux qui manipulent les cadavres ou les ordures…

Cependant, la plupart des gens préféreront s'offrir les services sexuels d'un hinin (les saltimbanques, en
particulier danseuses et acrobates, ont toujours un certain succès…) plutôt que de s'abaisser à ce genre de
débauche.

Dans la caste samurai, les abus sexuels envers les castes inférieures ne sont pas inconnus car comme dans bien
d'autres domaines, la prééminence du samurai sur les individus des autres castes lui permet d'obtenir pas mal de
choses en se contentant de les réclamer. Cependant, cela génère le plus souvent un certain nombre de rumeurs
qui peuvent quelque peu ternir la réputation du samurai qui ne sait pas refréner ses élans.
Toute liaison amoureuse est normalement interdite et punie de mort, d'exil dans un monastère ou en dehors du
clan (ce qui fait du samurai un vulgaire ronin). Dans la caste heimin, les problèmes d'adultère ont tendance à être
réglés de manière plus franche et brutale : le conjoint bafoué dénonce publiquement l'adultère (ce qui nuit à sa
réputation mais bien plus à celle des amants) ou règle ça de manière violente et avec la tolérance silencieuse des
autorités. Après tout, même les heimin ont le droit de défendre ce qui leur sert d'honneur quand il est aussi
ouvertement piétiné.

Il arrive donc parfois qu'un samurai trop imprudent périsse bêtement ou soit pris dans une altercation durant
laquelle il aura l'avantage mais qui ternira définitivement sa réputation.
Et il n'y a absolument rien de noble à devoir se défendre parce qu'on a été infidèle à son épouse et qu'on a été
dénoncé par le père d'une fille de salle enceinte de vos oeuvres… sa parole ne vaut pas grand-chose, certes, mais
vos amis eux savent que vous n'étiez pas chez vous l'autre soir… et votre seigneur le sait peut-être aussi.
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